Une peine de cœur, un deuil, une période de stress prolongée sont des épreuves qui laissent souvent des traces dans le quotidien et sur les nuits. Réveils intempestifs jusqu’au matin, ruminations sans fin, sensation de ne jamais vraiment récupérer, etc. le corps encaisse ce que l’esprit n’a pas encore digéré. Plusieurs solutions peuvent être explorées pour résoudre un problème de sommeil et de tristesse. Une aide médicale peut s’avérer nécessaire dans les cas les plus sévères. Des approches complémentaires dont les thérapies dites « douces » comme l’hypnose peuvent compléter la prise en charge. Adhérent à mes débuts à l’ISH/Institut International d’Hypnose, j’ai conçu une version atypique de cette pratique avec l’hypnose conversationnelle et de la para hypnose. Ces deux approches me permettent d’accompagner les personnes qui traversent des passages émotionnellement difficiles.
La nuit venue, l’esprit ralentit rarement au même rythme que le corps. Après une rupture, un licenciement ou la perte d’un proche, les pensées tournent en boucle et retardent l’endormissement de longues minutes, parfois de plusieurs heures. Ce phénomène est appelé l’hyperéveil par les spécialistes. Selon l’INSERM, les personnes concernées présentent une activité accrue du système nerveux central et de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, celui-là même qui gère la réponse au stress.
Cette agitation intérieure empêche littéralement de basculer vers le sommeil, même quand la fatigue physique est bien réelle. Les nuits se fragmentent alors en plusieurs séquences courtes, entrecoupées de réveils, parfois accompagnées d’une sudation liée à la montée d’adrénaline pendant les phases de vigilance. Le sommeil profond, celui qui répare vraiment, se fait plus rare. Les études citées par l’INSERM montrent que le sommeil lent reste souvent cantonné au stade léger chez les personnes en hyperéveil. Les nuits sont incomplètes et au petit matin, la fatigue qui ne passe pas fragilise aussi bien le physique que le mental.
Ce mécanisme fonctionne également dans l’autre sens. L’Institut National du Sommeil et de la Vigilance rappelle qu’il est parfaitement normal de ressentir de la tristesse, de la frustration ou de l’impuissance face à un événement difficile, et que ces émotions demeurent transitoires tant qu’elles sont acceptées. Le problème survient lorsque, faute d’espace pour s’exprimer le jour, elles viennent occuper le terrain la nuit. Une colère rentrée maintient une tension presque combative. Une tristesse vide, alourdit, et empêche un apaisement réel tant qu’elle n’a pas été reconnue. Un cercle vicieux ne met pas longtemps à s’installer puisque les émotions négatives, le manque de sommeil et la tristesse s’alimentent tour à tour. Sortir de cette spirale demande souvent d’agir sur plusieurs fronts à la fois.
Pour une personne qui voit ses nuits perturbées par la tristesse ou l’anxiété depuis plusieurs semaines, la première mesure à prendre reste la consultation d’un professionnel de santé. Les compétences d’un spécialiste s’imposent en particulier lorsque les difficultés à s’endormir persistent ou s’accompagnent d’idées noires. Les thérapies cognitivo-comportementales pour l’insomnie figurent parmi les approches les mieux documentées pour agir sur les schémas de pensée qui entretiennent les mauvaises nuits, sans reposer sur une prise régulière de somnifères.
À côté de cette voie, les rituels transmis de génération en génération gardent une place de choix. La tisane de tilleul ou de camomille avant le coucher, le verre de lait tiède, le respect d’horaires réguliers pour se mettre au lit peuvent aider. Ces habitudes simples n’apaisent pas l’origine émotionnelle du trouble, mais elles préparent le terrain en installant des repères rassurants pour le corps.
En parallèle, la naturopathie et l’aromathérapie proposent elles aussi leur lot de solutions douces avec la diffusion d’huiles essentielles qui favorisent la relaxation et le sommeil, les extraits de plantes apaisantes comme la passiflore ou l’aubépine, parfois associées à du magnésium en cas de tension nerveuse persistante.
Ces pratiques demandent tout de même de la prudence, surtout pour les femmes enceintes ou allaitantes et les jeunes enfants, ou pour ceux qui suivent un traitement. L’avis auprès d’un pharmacien ou d’un professionnel formé reste préférable avant toute utilisation pour éviter les allergies et les intolérances, notamment avec les huiles essentielles.
La méditation de pleine conscience et le yoga peuvent donner aussi des résultats notables contre les troubles du sommeil et la tristesse. L’INSV les mentionne d’ailleurs parmi les techniques de relaxation utiles pour désamorcer un stress chronique, aux côtés de la méthode de Jacobson ou de celle de Schultz. Ces pratiques interviennent sur le système nerveux en abaissant progressivement le niveau d’activation, un peu comme on referme les volets un à un avant la nuit. Chez certaines personnes sujettes aux réveils accompagnés de transpiration, ce travail de respiration lente aide déjà à espacer les épisodes, sans pour autant en effacer les ressentis qui en sont l’origine.
Ces approches alternatives à la médecine conventionnelle partagent un point commun. Elles offrent des outils pour calmer le corps, mais elles ne s’adressent pas toujours directement à la charge émotionnelle logée plus profondément, celle qui continue de travailler en silence une fois la lumière éteinte. L’hypnothérapie représente une solution qui permet d’agir à ce niveau, à condition de bien choisir le praticien, et d’être réceptif à ce type de discipline.
L’hypnose dans sa forme thérapeutique s’éloigne des clichés liés aux spectacles de foire qui lui colle parfois à la peau. Un rapport de référence publié par l’INSERM en 2015 distingue plusieurs pratiques bien différentes les unes des autres : l’hypnosédation, utilisée en anesthésie pour réduire la consommation de sédatifs, l’hypnoanalgésie contre la douleur, et l’hypnothérapie à visée psychothérapeutique. Ce même rapport souligne qu’il existe suffisamment d’éléments pour affirmer que l’hypnose présente un intérêt potentiel, en particulier dans la prise en charge de l’anesthésie peropératoire et de la colopathie fonctionnelle. Le statut d’hypnothérapeute n’est cependant pas réglementé en France, ce qui explique la grande diversité des pratiques et des formations existantes.
Lorsque le sommeil et la tristesse engendrent un cercle vicieux qui épuise aussi bien le corps que le mental, l’hypnose peut être utilisée en complément d’un suivi médical. Elle ne le remplacera toutefois jamais, surtout quand les troubles émotionnels s’accompagnent de tensions physiques, de ruminations envahissantes, de malaises généralisés ou d’une fatigue qui s’installe durablement. Elle s’adresse à celles et ceux qui souhaitent explorer une voie non médicamenteuse, sans pour autant exclure un accompagnement médical parallèle si la situation l’exige.
Le principe de l’hypnose consiste à amener la personne vers un état de conscience modifié, entre veille et sommeil, où l’attention se détourne partiellement du monde extérieur. Dans cet état, les ressources internes deviennent plus accessibles, ce qui permet de travailler sur les tensions accumulées, de désamorcer certains automatismes de pensée, et d’agir sur le vécu émotionnel plutôt que sur ses seuls symptômes visibles. Hypnothérapeute à Angers et Paris, je propose des thérapies personnalisées destinées à toutes les tranches d’âge, mais en mélangeant l’hypnose et l’énergétique. Je précise qu’avec des résultats importants, je ne veux en aucune manière faire croire que ces résultats sont systématiques.
L’hypnose conversationnelle repose sur un dialogue entre le praticien et la personne accompagnée. Elle n’implique pas le recours à la transe profonde. Plutôt qu’un endormissement guidé par une voix monocorde, elle s’appuie sur les mots, le rythme de la parole et surtout le langage du corps pour installer un état modifié de conscience plus discret, presque invisible de l’extérieur. Cette approche présente un avantage réel pour les personnes réticentes à l’idée de « perdre le contrôle ». La conversation reste le fil conducteur, ce qui rend l’expérience plus naturelle et accessible.
J’exerce l’hypnose depuis 1996. Je suis avant tout psychanalyste lacanien, j’ai franchi le pas vers l’exclusivité des thérapies brèves d’hypnose depuis 2004. Avant j’écoutais les gens, maintenant je leur demande de moins parler, car j’analyse avant tout le non-verbal. C’est l’essence même de l’approche ericksonienne. J’ai construit, au fil de mes formations et de mon expérience de terrain, une technique personnelle d’hypnose conversationnelle mêlée à l’énergétique. Je réserve la transe hypnotique profonde classique à des indications précises, comme l’arrêt du tabac ou l’accompagnement des troubles post-traumatiques.
En ce qui concerne les problèmes de sommeil et de tristesse confondus, ma méthode consiste à provoquer le symptôme plutôt qu’à le contourner. L’objectif n’est jamais de nier la réalité de la souffrance ressentie, mais de travailler avec elle, en s’appuyant sur les ressources propres à chacun pour transformer le rapport à cette émotion et, par ricochet, apaiser les nuits perturbées. Chaque accompagnement reste personnalisé selon les besoins et les objectifs de la personne, et je précise volontiers que les résultats varient d’un individu à l’autre. L’organisme et le psychisme de chacun réagissent en effet de manière différente.
En plus de l’hypnose conversationnelle, j’ai développé une approche que j’ai baptisée para hypnose. La dénomination de la pratique laisse déjà présager sa nature puisque le préfixe « para » signifie « autour de » ou « au-delà ». Il s’agit d’un prolongement de l’hypnose thérapeutique classique en y ajoutant d’autres dimensions. Concrètement, la para hypnose combine des techniques d’hypnose traditionnelle, comme la relaxation et les suggestions, avec des éléments empruntés à la spiritualité, notamment le travail sur certaines mémoires, ainsi que des notions de magnétisme, d’intuition ou de guidance.
Cette approche élargie ouvre d’autres possibilités pour résoudre les troubles du sommeil liés à la tristesse ou à des émotions enfouies depuis longtemps, notamment lorsque les nuits s’accompagnent de réveils fréquents, de sensations de lourdeur difficiles à expliquer autrement dès les premières heures du jour. Quand une peine ancienne continue d’agiter les nuits sans que la personne parvienne à en identifier clairement l’origine, la para hypnose propose d’aller chercher plus loin que le seul discours conscient, en mobilisant des ressources qui dépassent le cadre strict de la psychothérapie classique. L’idée n’est pas de remplacer un accompagnement conventionnel, mais d’offrir une porte d’entrée différente pour les personnes qui se sentent bloquées par les méthodes plus classiques, ou qui ressentent le besoin d’une dimension plus globale dans leur recherche de bien-être.
Il convient toutefois de poser clairement les limites de cette pratique. La para hypnose relève d’une approche complémentaire et ne s’appuie pas sur les mêmes bases scientifiques que l’hypnothérapie encadrée en milieu médical. Elle ne se substitue en aucun cas à un protocole préconisé par un professionnel de santé et les effets obtenus varient fortement selon les personnes. Je le rappelle systématiquement lors des premiers échanges : mon site reste strictement informatif, je ne pose aucun diagnostic et ne formule aucune promesse de résultat systématique. Cette honnêteté sur les limites de la méthode fait, à mes yeux, partie intégrante d’un accompagnement sérieux.
Je suis Pascal Brouard, hypnothérapeute à Paris et à Angers depuis près de trente ans. Mon parcours a commencé par la psychanalyse lacanienne, avant de se concentrer exclusivement sur les thérapies brèves et la création de la para hypnose. Adhérent aux débuts de ma pratique à l’ISH, la Société Internationale d’Hypnose, je suis aujourd’hui également membre de l’Association Française de Nouvelle Hypnose. Je continue à me former régulièrement, à travers des ateliers, des conférences et des échanges avec d’autres praticiens, pour affiner ma technique.
J’accompagne les personnes qui souffrent de maux d’ordre psychique et émotionnel : angoisses, stress chronique, problème d’endormissement, deuil difficile, séquelles post-traumatiques, perte de confiance, ou encore les répercussions psychologiques de certaines périodes de vie éprouvantes comme une séparation, un changement professionnel brutal ou un épisode de choc. Les troubles du sommeil liés à la tristesse figurent dans ce champ d’action, dans la mesure où ils touchent rarement à un seul symptôme isolé. Ils s’accompagnent le plus souvent d’un état émotionnel plus large qu’il convient d’aborder dans sa globalité.
Sur le plan pratique, je reçois sur rendez-vous dans mon cabinet parisien, une dizaine de jours par mois, ainsi qu’à Angers où je suis basé le reste du temps. Chaque thérapie se construit autour du consultant, de son histoire et de ses objectifs propres. Il n’existe pas de protocole unique appliqué à tous, mais un ajustement continu au fil des séances.
Un point me tient particulièrement à cœur : je considère qu’il revient à la personne en difficulté elle-même de faire la démarche de me contacter pour prendre rendez-vous. Cette première initiative, aussi modeste soit-elle, participe déjà du mouvement vers le mieux-être recherché, et pose les bases d’un engagement sincère dans l’accompagnement à venir. Si des nuits marquées par la tristesse ou d’autres émotions vous pèsent depuis trop longtemps, n’hésitez pas à me contacter directement pour évoquer votre situation.