Cesser définitivement de fumer est une résolution particulièrement difficile à tenir. Pascal Brouard, hypnothérapeute depuis près de trente ans, aide les fumeurs à franchir ce cap grâce à l’hypnose dans son cabinet de Paris. Sa méthode unique pour l’arrêt du tabac repose sur la parahypnose, une approche qu’il a lui-même développée, mêlant hypnose et énergétique pour agir en profondeur là où la volonté seule ne suffit pas.
Chez la plupart des fumeurs, l’habitude s’installe progressivement, et rarement par hasard. Au départ, la cigarette peut sembler offrir un appui passager. Elle ponctue une pause, accompagne un café, soulage une tension, donne l’impression de reprendre la main après une journée dense. Puis, peu à peu, le geste devient automatique. Il cesse d’être une envie pour devenir un réflexe ancré dans le corps et les réactions émotionnelles.
C’est précisément pour cette raison que l’arrêt du tabac est souvent plus complexe qu’on ne l’imagine. En effet, il faut aussi désamorcer des associations mentales, des automatismes, des rituels sociaux et des réponses conditionnées au stress, à l’ennui ou à la fatigue. Beaucoup de fumeurs savent ainsi très bien pourquoi ils devraient arrêter, mais ils continuent malgré eux.
Le tabac peut alors occuper une place démesurée. Il influence le souffle, le sommeil, la récupération, l’haleine, la peau, la concentration et parfois même l’image de soi. De ce fait, la cigarette finit par déborder le simple cadre de la consommation. Elle envahit la vie quotidienne, impose ses horaires, crée une dépendance psychologique et entretient une forme d’ambivalence permanente : une partie de soi veut arrêter, tandis qu’une autre s’accroche encore à ce repère.
Beaucoup de personnes vivent cette contradiction avec lassitude. Elles culpabilisent, se promettent d’arrêter, reprennent ensuite, puis se reprochent leur rechute. Or, ce cycle fragilise la confiance en soi. Plus les tentatives échouent, plus l’idée d’une libération durable peut sembler lointaine. Pourtant, ce sentiment montre surtout que la dépendance tabagique ne se règle pas toujours efficacement avec une réponse unique ou purement rationnelle.
La décision d’arrêter de fumer passe généralement par un moment clé, comme un essoufflement qui devient handicapant, le coût, un déclic lié à la famille, à la santé, à un projet de vie… A chacun sa motivation. Il y a bien sûr la volonté de prendre soin de son corps : respirer plus facilement, retrouver du goût et de l’odorat, mieux récupérer, retrouver une énergie plus stable. D’autres aspirent à la paix intérieure. S’affranchir de la dépendance à son paquet, réduire sa place, ne plus ressentir ce tiraillement entre plaisir immédiat et désaccord profond avec soi-même.
Arrêter de fumer ressemble à un nouveau départ. C’est une façon de reprendre sa place, de sortir d’un comportement devenu pesant. En outre, la démarche touche souvent à l’estime de soi. Tenir enfin une décision importante, se sentir plus aligné, retrouver un sentiment de maîtrise : ces dimensions comptent énormément.
Cependant, vouloir arrêter n’implique pas toujours de savoir comment y parvenir. C’est là que de nombreux fumeurs se sentent démunis. Ils ont compris l’intérêt de l’arrêt, ils ont parfois déjà tenté plusieurs méthodes, et pourtant ils continuent à chercher un accompagnement vraiment adapté à leur histoire et à leur fonctionnement propre.
Il existe plusieurs voies pour sortir du tabac. Certaines personnes essaient l’arrêt brutal, d’autres privilégient une réduction progressive. Beaucoup se tournent vers les substituts nicotiniques, comme les patchs, les gommes ou les pastilles. D’autres encore testent des applications, des programmes de suivi, des consultations spécialisées ou des approches comportementales. Ces techniques ont démontré leur utilité pour atténuer les symptômes de manque, encadrer la démarche ou rendre l’objectif plus concret. Par conséquent, il serait réducteur de les opposer systématiquement à d’autres approches.
Néanmoins, leurs limites apparaissent lorsque la dépendance dépasse le seul besoin d’absorber une substance. Elles fument pour réguler un état interne, pour marquer une transition, pour se récompenser, pour se calmer ou pour se soutenir dans certaines situations. Dans ce cas, même lorsque l’apport nicotinique est compensé, le désir « d’en griller une » peut persister.
Par ailleurs, les méthodes très rationnelles se heurtent parfois à un phénomène bien connu : on peut comprendre parfaitement ce qu’il faudrait faire et ne pas réussir à le faire. Le cerveau conscient sait, mais le corps continue à suivre l’ancien chemin. C’est souvent ce décalage qui épuise les fumeurs les plus déterminés et qui justifie de se tourner vers l’hypnose avec un professionnel de l’arrêt du tabac à Paris.
L’hypnose s’inscrit utilement comme un soutien complémentaire lorsque la dépendance tabagique implique à la fois le corps, les automatismes, les émotions et la relation à soi. Elle peut aider à mobiliser des leviers de changement souvent moins accessibles par la seule volonté consciente.
Ce qui intéresse beaucoup de fumeurs dans l’hypnose, c’est qu’elle agit à une autre profondeur. Là où l’on répète mentalement qu’il faut arrêter sans réussir à modifier le réflexe, elle cherche à reconfigurer la réponse intérieure associée à la cigarette. En effet, le tabac est souvent lié à des enchaînements automatiques : une émotion survient, le geste suit ; un contexte se présente, l’envie monte ; un inconfort apparaît, la cigarette semble s’imposer. L’hypnose travaille précisément sur ces liens, en allant les désamorcer à la source.
De ce fait, elle peut contribuer à rendre l’arrêt plus fluide, moins conflictuel. Le but est de favoriser une bascule intérieure, afin que la personne ne vive plus la cigarette comme une nécessité. Lorsqu’un fumeur cesse de se battre contre une part de lui-même pour commencer à sentir qu’un autre mouvement prend forme, l’arrêt devient bien plus réaliste.
Hypnothérapeute à Angers et Paris, je propose des thérapies personnalisées destinées à toutes les tranches d’âge, mais en mélangeant l’hypnose et l’énergétique. L’association de ces deux domaines permet une transformation plus complète, plus profonde. Je précise qu’avec des résultats importants, je ne veux en aucune manière faire croire que ces résultats sont systématiques. Chaque personne apporte avec elle son propre rapport à la dépendance, et c’est cette singularité que j’accueille à chaque séance. L’engagement dans le processus joue un rôle réel dans ce qui se passe, comme part active d’une transformation qui se construit ensemble.
Psychanalyste lacanien de formation, adhérent à mes débuts de l’ISH/Société Internationale d’Hypnose, j’ai créé la parahypnose. Cette méthode va au-delà de l’hypnose thérapeutique classique. Le préfixe « para » signifie précisément « autour de » ou « au-delà ». En pratique, elle mêle des techniques d’hypnose traditionnelle (transe, relaxation, suggestions) à des dimensions plus profondes : connexion à des mémoires, intuition, guidance intérieure. Elle intègre également des notions de magnétisme et d’énergétique, ce qui lui donne une texture particulière, différente d’un protocole hypnotique standard.
Ce qui distingue avant tout la parahypnose, c’est la posture qu’elle induit. Je la décris comme une forme de chirurgie émotionnelle : elle agit là où les blocages inconscients se sont installés, déprogramme ce qui freine, et réactive des capacités ou des ressources que la personne ne soupçonnait plus. La personne reste présente et lucide tout au long du processus, mais le travail se déroule à un niveau que l’attention ordinaire n’atteint pas.
Pour l’arrêt du tabac, cette profondeur change beaucoup de choses. Elle permet de dépasser symptôme, à savoir l’envie de fumer, pour toucher ce qui, souvent, le maintient en place : une tension émotionnelle non résolue, un automatisme ancré depuis des années, une forme de dépendance affective à un geste qui a longtemps semblé protéger. C’est précisément là que la parahypnose peut apporter quelque chose de décisif.
La séance unique d’ hypnose visant l’arrêt du tabac dans mon cabinet de Paris se divise en deux temps. Le « pretalk » désigne la « phase préparatoire ». Pendant ces échanges, dès le premier appel téléphonique, jusqu’au moment où l’induction commence, je m’imprègne de la personne. J’écoute son discours, je repère ses formulations, ses structures de pensée, certains éléments non verbaux. Je travaille avec le langage du consultant, mais aussi en modulant le son de ma voix, en respirant au même rythme que lui, en cherchant à entrer dans son énergie. Tout ce que je mets en place à ce stade est stratégique et orienté vers l’efficacité de la séance.
Une fois toutes les conditions réunies, je passe à l’induction : le processus par lequel la personne entre en état d’hypnose. C’est là que la parahypnose déploie toute sa dimension. Je travaille alors en position basse, c’est-à-dire que je m’efface pour laisser toute la place au travail intérieur. Je participe, à un niveau où la conscience ordinaire est remplacée par quelque chose de plus profond, de plus libre, de plus ouvert au changement.
Cette phase peut être vécue de façons très différentes selon les personnes. Certaines la décrivent comme une expérience de grande douceur, presque de flottement. D’autres ressentent une chaleur, une détente inhabituelle, parfois des émotions qui remontent. Ce que presque toutes partagent, c’est un sentiment de déplacement intérieur, comme si quelque chose se réorganisait sans effort.
Bon nombre de personnes abordent leur première séance d’hypnose pour l’arrêt du tabac avec des représentations issues du spectacle ou de la fiction. Elles imaginent une perte de conscience, une forme d’endormissement, ou au contraire une manipulation à laquelle elles ne pourraient pas résister. Ces idées sont très éloignées de la réalité.
L’état hypnotique est un état naturel. Il ressemble à cet espace particulier que l’on traverse parfois juste avant de s’endormir, ou lorsqu’on est absorbé dans une activité au point de ne plus percevoir ce qui se passe autour. La conscience ne disparaît pas, mais se déplace. Elle devient plus réceptive à certains niveaux de perception, moins filtrée par le contrôle habituel du mental.
Hypnotiser n’est d’ailleurs pas une opération mystérieuse réservée à quelques initiés. En me plaçant moi-même en état d’hypnose et en vous parlant, je peux vous y amener naturellement, sans même que vous vous en aperceviez vraiment. Cependant, devenir hypnothérapeute exige un apprentissage profond, essentiellement oral, où l’on est plongé pendant des heures dans cet état, où le corps et l’esprit s’affinent pour percevoir des signaux normalement imperceptibles. C’est un savoir, un savoir-faire et un savoir-être.
Par conséquent, vous n’avez pas besoin d’être parfaitement détendu ni d’avoir une confiance absolue pour que la séance soit efficace. Une certaine appréhension est normale. Je dis même parfois à mes consultants qu’il est tout à fait normal d’avoir peur. Ce qui compte, c’est d’accepter de suivre les indications et d’entrer dans l’expérience.
La majorité des discours sur l’arrêt du tabac insistent presque exclusivement sur la motivation. Bien sûr, le souhait compte. Cependant, ce qui m’importe, ce sont les actes, et non les déclarations. Une personne peut affirmer avec enthousiasme vouloir cesser de fumer, puis se montrer flottante ou peu engagée dans le travail proposé.
À l’inverse, quelqu’un peut arriver sans grand élan verbal, tout en respectant scrupuleusement les consignes et en reconnaissant, par son comportement, ma légitimité à l’accompagner. Ces actes traduisent une disposition réelle au changement, bien plus fiable que n’importe quelle déclaration d’intention. Par conséquent, si vous venez me voir avec des doutes, avec une ambivalence, avec une part de vous encore attachée à la cigarette, ce n’est pas un obstacle rédhibitoire. Ce qui compte, c’est que vous entriez vraiment dans le processus.
Il est d’ailleurs normal que certaines résistances psychologiques se manifestent. Le tabac a souvent occupé une fonction importante dans votre vie. S’en séparer peut réveiller des appréhensions ou des doutes. Je les intègre au travail plutôt que de chercher à les effacer.
Une séance d’hypnose conversationnelle dans mon cabinet ne ressemble pas à une prestation standardisée. Vous êtes accueilli dans un cadre précis, où chaque élément du processus répond à une intention claire. Dès le premier contact, le travail commence à se dessiner.
Mon objectif est simple : vous aider à vous libérer du tabac de façon durable. Pour y parvenir, je construis les conditions de la bascule intérieure qui rend l’arrêt possible. J’adapte mon approche à qui vous êtes, à votre manière de fonctionner, à votre histoire avec la cigarette. Avec certains, je serai très enveloppant. Avec d’autres, je me montrerai plus affirmé. Dans tous les cas, je ne vous demanderai jamais quelque chose au-dessus de vos capacités ni rien qui puisse être dégradant d’une quelconque façon.
Pour beaucoup, cette démarche marque un changement d’état intérieur. On cherche à permettre un détachement plus profond, plus stable, qui ne repose pas sur un effort permanent. C’est ce que la parahypnose, en combinant hypnose et énergétique, peut rendre possible.
Si vous fumez depuis longtemps, si vous avez déjà essayé d’arrêter sans parvenir à stabiliser le résultat, ou si vous sentez que la cigarette occupe une place excessive dans votre quotidien, il peut être utile d’envisager une autre voie.
L’hypnose, et plus encore la parahypnose, ne sont pas des « gadgets ». Bien conduites, appuyées sur une expérience réelle et une méthode affinée, elles peuvent soutenir un changement concret et profond.