Vivre avec la maladie de Crohn au quotidien impose souvent d’apprendre à cohabiter avec une douleur qui surgit sans prévenir. Les crises surviennent, s’intensifient, s’espacent, puis reviennent. Les protocoles thérapeutiques conventionnels restent indispensables et sont d’une aide précieuse pour les individus qui en souffrent. Mais dans certains cas, ils ne sont pas toujours suffisants pour apporter un soulagement durable. L’hypnose peut alors être envisagée afin d’améliorer la qualité de vie au quotidien de ces personnes. Hypnothérapeute à Angers et Paris, je propose des thérapies personnalisées destinées à toutes les tranches d’âge, mais en mélangeant l’hypnose et l’énergétique. Je précise qu’avec des résultats importants, je ne veux en aucune manière faire croire que ces résultats sont systématiques.
L’hypnose est loin d’être une invention récente. Bien avant que la thérapie occidentale ne lui trouve un nom, les chamans, les prêtres-guérisseurs et les tradipraticiens de nombreuses civilisations utilisaient les états modifiés de conscience pour soulager les personnes qui viennent solliciter leur aide. Les premières traces de telles pratiques, ou de moyens similaires, ont ainsi été découvertes en Grèce antique, en Mésopotamie, en Égypte, en Inde védique ainsi que dans les pays outre-Atlantique. L’idée selon laquelle l’esprit peut agir sur le corps, et que cet accès se facilite dans un état particulier de conscience, est de ce fait aussi vieille que l’humanité elle-même.
C’est au XVIIIe siècle que l’hypnose entre dans le champ de la thérapie formelle, d’abord sous les traits controversés du « magnétisme animal » de Franz Anton Mesmer. Elle a été ensuite progressivement épurée, codifiée et mise à l’épreuve clinique. James Braid, un chirurgien écossais, lui attribue son nom en 1843 et en fait un objet d’étude sérieux. Jean-Martin Charcot l’utilise à la Salpêtrière pour se pencher sur les mécanismes de l’hystérie. Hippolyte Bernheim, à Nancy, en démontre les effets par la suggestion directe et ouvre la voie à une lecture psychologique du phénomène.
Au XXe siècle, Milton Erickson révolutionne la pratique en développant une approche indirecte, conversationnelle, profondément respectueuse du consultant. Je me suis d’ailleurs inspiré de ses travaux pour créer ma propre méthode. Erickson montrait qu’il n’était pas nécessaire d’endormir quelqu’un pour interagir avec son inconscient. Une simple discussion pouvait ainsi devenir un vecteur de transformation.
Aujourd’hui, l’hypnose thérapeutique est reconnue et trouve son application dans différents domaines : analgésie lors de soins dentaires ou d’interventions chirurgicales légères, préparation à des examens invasifs, accompagnement en oncologie, gestion des douleurs. Les chercheurs en gastro-entérologie, notamment, se penchent dessus depuis plusieurs années. Des études cliniques, comme celle menée par HypnoCrohn, explorent spécifiquement son intérêt dans les pathologies inflammatoires chroniques de l’intestin. Bien entendu, l’hypnose ne prétend pas remplacer le suivi médical classique, mais s’impose plutôt comme une thérapie d’appoint destinée à soulager les maux physiques et psychiques.
Selon les informations disponibles sur le site de la SNFGE (Société nationale française de gastro-entérologie), la maladie de Crohn est une pathologie inflammatoire chronique de l’intestin, une MICI, dans le langage scientifique. Elle touche n’importe quel segment du tube digestif, allant de la bouche jusqu’à l’anus. Elle évolue par poussées, d’intensité et de fréquence très variables d’une personne à l’autre, entrecoupées de périodes de rémission plus ou moins longues. Bien qu’elle puisse survenir à tout âge, elle est généralement plus fréquente chez les jeunes adultes entre 20 et 30 ans, et parfois même chez les enfants ou les adolescents.
Cette affection peut avoir des origines diverses. Un déséquilibre du microbiote intestinal, appelé dysbiose, figure parmi les causes connues de l’inflammation de la paroi intestinale. Des prédispositions génétiques ainsi que des facteurs environnementaux (alimentation trop riche en graisses et pauvre en fibres, tabagisme, usage répété d’antibiotiques, exposition infectieuse insuffisante dans l’enfance, etc.) semblent contribuer à l’apparition de ce trouble. Un dérèglement du système immunitaire peut aussi entrainer une réaction anormale de l’organisme aux bactéries naturellement présentes dans le tube digestif. Ce phénomène va alors déclencher une inflammation persistante pouvant s’étendre sur de longues portions de l’intestin et creuser des ulcérations profondes.
Les symptômes les plus fréquents sont des douleurs abdominales sévères, des diarrhées chroniques, des saignements, une fatigue intense liée à l’inflammation et à la malabsorption des nutriments, des pertes de poids ou encore de l’anémie. Des manifestations hors du système digestif sont parfois rapportées, notamment au niveau des articulations, de la peau, des yeux, etc. L’impact de la maladie de Crohn au quotidien est lourd : difficultés à travailler, à sortir, à maintenir une vie sociale normale et à dormir correctement. Elle est d’ailleurs reconnue en France comme une affection de longue durée (ALD), ce qui témoigne de sa gravité et de son caractère invalidant.
Cette pathologie requiert souvent un suivi pluridisciplinaire par un gastroentérologue, un nutritionniste et, dans certains cas, un chirurgien. L’usage d’anti-inflammatoires, de corticoïdes, d’immunosuppresseurs ou d’anticorps monoclonaux de type anti-TNF alpha est parfois préconisé par les professionnels de santé. Cela permet de contrôler l’inflammation et de maintenir ou d’induire une rémission.
De même, une adaptation du régime alimentaire est recommandée lors des poussées. Cependant, ces mesures peuvent être insuffisantes pour soulager la personne souffrante de manière durable. Même en voie d’amélioration, beaucoup témoignent d’une anxiété persistante, d’une appréhension constante des rechutes, d’un épuisement mental qui dépasse largement le seul terrain physique. Les solutions complémentaires, dont l’hypnose thérapeutique, méritent d’être envisagées dans ces cas.
Les protocoles thérapeutiques conventionnels restent indispensables pour venir à bout de pathologies comme la maladie de Crohn. Toutefois, ils se heurtent souvent à des limites réelles dès lors qu’il s’agit de gérer la dimension subjective de la douleur, le stress chronique qui aggrave les poussées ou encore la fatigue psychologique de vivre avec un corps qui souffre régulièrement. La prise d’immunosuppresseurs, d’antalgiques et de corticoïdes peut par ailleurs avoir des effets secondaires non négligeables. Et même en période de rémission clinique et biologique, la qualité de vie est parfois notablement dégradée.
L’hypnose apparaît alors comme une alternative efficace pour améliorer le confort des personnes souffrant de la maladie de Crohn au quotidien. Son action sur la douleur est l’une des mieux documentées parmi les approches non médicamenteuses. En état d’hypnose, le cerveau traite différemment les signaux : les zones impliquées dans la perception et dans la composante émotionnelle de la souffrance sont directement influencées. Pour un individu qui se plaint constamment de douleurs abdominales, cette modification du ressenti représente un soulagement réel, mesurable et notable dès les premières séances pour certains.
L’hypnose agit également sur l’axe stress-intestin, dont la relation est aujourd’hui bien établie en neurologie et en gastro-entérologie. Un système nerveux autonome déréglé par le stress chronique amplifie l’inflammation intestinale. En le ramenant vers un équilibre parasympathique, l’état hypnotique va avoir un effet indirect et significatif sur la fréquence et l’intensité des poussées.
Parmi les variantes de l’hypnose thérapeutique, la forme conversationnelle se distingue par le fait qu’elle ne nécessite pas l’induction d’une transe profonde classique. Le travail s’effectue dans un état de conscience légèrement modifié, à travers la parole, les suggestions et les recadrages. Il s’agit d’une approche bien moins déstabilisante pour des individus, dont le système nerveux est déjà sous pression.
J’ai développé une technique personnelle d’hypnose conversationnelle. Je n’utilise la transe hypnotique profonde classique que pour l’arrêt du tabac. Dans mes séances, je provoque le symptôme, l’amène à être désarçonné, recadré. Je privilégie cette technique personnelle, avec laquelle j’ai obtenu les meilleurs résultats.
Adhérent à mes débuts à l’ISH/Société Internationale d’Hypnose, j’ai suivi des formations en hypnose ericksonienne (Emergence, Rennes), en street hypnose avec Jean-Emmanuel Combe et en énergétique avec Jean-Jacques Hantraye. Chaque année depuis vingt ans, je continue à approfondir mes compétences et à enrichir mes expériences avec des ateliers et des formations sur ces disciplines. J’ai développé au fil du temps ce que j’appelle la para hypnose, qui est une combinaison innovante d’hypnose conversationnelle et de travail énergétique.
Mon parcours ne ressemble pas à celui d’un thérapeute classique. Je suis avant tout psychanalyste lacanien. J’ai franchi le pas vers l’exclusivité des thérapies brèves d’hypnose depuis 2004. Avant, j’écoutais les gens. Maintenant, je leur demande de moins parler, puisque j’analyse avant tout le non-verbal. C’est l’essence même de l’approche ericksonienne.
Dans le cadre de la maladie de Crohn, cette association est particulièrement pertinente. L’hypnose conversationnelle intervient sur la manière, dont le sujet perçoit et vit les manifestations de sa pathologie : les douleurs, les angoisses anticipatoires liées aux crises, le sentiment d’impuissance face à son mal. Je travaille avec le symptôme, pas contre lui.
L’énergétique agit sur la régulation de l’énergie corporelle, la libération de tensions accumulées, la restauration d’un équilibre que l’affection chronique peut détruire progressivement. Les deux approches combinées permettent d’intervenir à la fois sur le ressenti et sur la charge émotionnelle et psychique que la maladie de Crohn impose au quotidien à ceux qui en souffrent.
Je ne promets pas d’éliminer la source physique ou métabolique du mal, l’hypnose et l’énergétique ne le peuvent pas. En réalité, je propose un accompagnement rigoureux, ajusté à chaque personne, en complément de la prise en charge mise en place par les professionnels de santé.
La para hypnose ne se limite pas aux pathologies inflammatoires intestinales. Elle ne se cantonne pas non plus à une indication unique, parce que la douleur, quelles que soient sa forme et sa cause, emprunte des mécanismes neurologiques et psychiques identiques. Seule l’histoire derrière le symptôme les distingue.
J’ai ainsi accompagné des individus qui disent souffrir de douleurs aiguës ou chroniques, telles que les maux de dos, la sciatique, la hernie discale, la fibromyalgie, les migraines, les traumatismes ainsi que les séquelles de maladies neurologiques. La para hypnose ne supprime pas la cause organique de la douleur. Elle modifie le traitement que le cerveau en fait, et cela change tout dans le vécu quotidien. Moins de souffrance perçue réduit le stress, l’anxiété et l’épuisement nerveux.
Ma méthode peut aussi aider à résoudre les troubles psychosomatiques et psychiques. Le corps et le mental s’alimentent mutuellement dans une boucle épuisante avec des troubles, comme l’anxiété généralisée, les phobies, la dépression, les problèmes du sommeil, les TOC, les crises d’angoisse, etc. Le travail en para hypnose dénoue ces cercles vicieux. Cette approche complémentaire peut ainsi s’adapter à des situations qui résistent aux méthodes de prise en charge classiques.
L’hypnose a également montré son efficacité dans l’accompagnement des personnes soumises à un protocole thérapeutique lourd (chimiothérapie, radiothérapie, immunosuppresseurs), qui met leur corps et leur esprit à rude épreuve. Les effets secondaires altèrent souvent leur quotidien de manière profonde. Grâce à l’association de l’hypnose conversationnelle et de la thérapie énergétique, il est possible d’apaiser les nausées, la fatigue extrême, l’anxiété ou encore le manque d’appétit. Cette approche globale les aide à mieux supporter les soins, à retrouver de la vitalité ainsi qu’un sommeil réparateur, et leur permet d’aborder chaque séance avec plus de sérénité. Plusieurs témoignages détaillant ces parcours sont consultables sur mon site.
Enfin, la para hypnose est connue pour soulager de nombreux autres maux : allergies, acouphènes, problèmes dermatologiques, troubles de la fertilité, eczéma, spasmophilie… L’éventail des possibilités est vaste, à condition de ne jamais perdre de vue que l’hypnothérapie constitue un accompagnement et ne remplace jamais une prise en charge médicale.
Je ne travaille pas avec des protocoles figés. Chaque personne est différente, chaque symptôme s’inscrit dans une histoire singulière, et ce serait une erreur que de vouloir appliquer la même méthode sur tout le monde. L’exception à cette règle est l’arrêt du tabac, qui se traite en une séance unique. Il s’agit du seul cas où j’utilise la transe hypnotique profonde classique, qui donne les meilleurs résultats.
Pour tout le reste, et notamment pour l’accompagnement des affections chroniques, des douleurs persistantes, des troubles psychiques, le nombre de séances est variable. Il est ajusté en fonction des objectifs du consultant, de sa réceptivité et de la complexité de son cas.
Sauf pour les enfants, je demande à ce que la personne me contacte directement. La réussite d’une thérapie dépend avant tout de son implication et de sa volonté. Pour les mineurs, la présence d’un accompagnant responsable est obligatoire pendant les séances.
Si vous souffrez de la maladie de Crohn au quotidien ou de toute autre pathologie chronique ou aigüe douloureuse, et que vous cherchez une alternative efficace, je vous propose un accompagnement personnalisé adapté à vos objectifs. Je reçois en consultation dans deux cabinets : à Paris, au 36 avenue d’Italie, dans le 13e arrondissement (09 62 67 56 04) et à Angers au 36 rue Boisnet (02 41 87 87 21).